Vaincre la peur des aiguilles grâce à l'hypnothérapie
Alors que la vaccination contre la COVID-19 s'impose comme un élément central de la lutte contre la pandémie, la peur des piqûres constitue un obstacle concret pour de nombreuses personnes. Pour contourner cette phobie, l'hypnothérapie s'avère être une solution efficace. L'hypnothérapeute Marc Bédard, établi au Saguenay, démystifie cette approche et explique son fonctionnement.
Hypnose de spectacle ou hypnothérapie : quelle différence ?
L'hypnose de scène, popularisée par la télévision avec des artistes comme Messmer, vise principalement le divertissement. L'hypnothérapie repose sur le même principe de base (l'influence sur l'inconscient), mais elle poursuit un objectif thérapeutique ciblé pour libérer une personne de ses blocages. Avec l'arrivée des campagnes de vaccination, la demande pour traiter la bélonéphobie a d'ailleurs augmenté en clinique, notamment chez les jeunes adultes de 18 à 20 ans soucieux de recevoir leur vaccin.
Le rôle de l'inconscient dans la gestion de la phobie
Pour comprendre l'origine d'une phobie, il convient de distinguer deux composantes de l'esprit :
- Le conscient : C'est la partie qui calcule, raisonne et analyse, mais qui ne peut gérer que 5 à 9 éléments simultanément.
- L'inconscient : Comparé à un enfant intérieur d'environ 5 ans d'âge mental, il cherche le plaisir et fuit la douleur. C'est là que se logent les traumatismes et les émotions bloquées.
Lorsqu'une personne tente de se raisonner consciemment face à une aiguille, une barrière l'empêche souvent d'y parvenir. L'hypnothérapie permet de contourner le conscient pour s'adresser directement à l'inconscient et lui suggérer de laisser partir l'émotion de peur.
Une solution rapide axée sur la volonté
Le traitement des phobies par l'hypnose se distingue par sa rapidité. Bien souvent, une seule séance suffit pour observer des résultats, bien que deux à trois rencontres soient parfois requises si d'autres craintes y sont associées.
Toutefois, la condition essentielle au succès réside dans la volonté du patient. Si une personne ne désire pas sincèrement changer (comme un enfant amené à contrecœur), le processus ne fonctionne pas. Dès que la personne est ouverte au changement, l'âge n'est plus un frein : la mémoire émotionnelle n'a pas d'âge et un traumatisme d'enfance se traite tout aussi bien chez un adulte. Marc Bédard accompagne ainsi des patients à partir de 7 ans.
Démystifier la peur de perdre le contrôle
Une préconception fréquente envers l'hypnose est la crainte d'abandonner son contrôle. En réalité, la démarche redonne le contrôle à l'inconscient du patient. Outre la phobie des piqûres, cette méthode s'applique à toute forme de peur irrationnelle, comme la claustrophobie ou la peur des ascenseurs.
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