« Un vrai problème. Avec un vrai nom : misophonie. Voici comment l'hypnose peut aider. »
Si le bruit que font les autres en mangeant vous met hors de vous — surtout une personne en particulier, ou certains aliments —, sachez que ça a un nom : la misophonie. Et que le problème, c'est pas le bruit. C'est ce qu'il déclenche en vous. Voici comment on le règle.
À table. Quelqu'un mange des chips à côté de vous.
Le craquement. Puis l'autre. Puis l'autre.
Et dans vos bras, ça monte. Un ouragan.
« Ça m'agresse », qu'elle m'a dit, ma cliente.
Si vous vivez ça, vous savez de quoi je parle. Et vous savez aussi que c'est pas « juste » un petit agacement.
Vous êtes loin d'être seul avec ça. La science estime que la misophonie touche entre 5 % et 15 % de la population, selon les études. Ça commence presque toujours à l'enfance ou au début de l'adolescence — autour de 12-13 ans en moyenne. Et dans les cliniques, on voit surtout des femmes, environ 7 cas sur 10 — même si, à sévérité égale, les hommes sont touchés pareil.
Parce qu'au fil des années, j'ai remarqué quelque chose : assez souvent, c'est le bruit d'UNE personne en particulier qui est insupportable. Souvent un parent.
Le même bruit, fait par quelqu'un d'autre ? Ça passe. Mais lui, ou elle…
C'est là que ça devient intéressant. Parce que si c'était vraiment le bruit le problème, TOUS les bruits vous rendraient fou. Mais non. C'est SA mastication. La sienne.
Et le cas de la personne, c'est pas le seul. Y'a aussi le cas où ça se concentre sur UN aliment. Ou deux.
Pour une de mes clientes, c'était les chips. Pour une autre, c'étaient les pommes.
Après une séance, celle des pommes a demandé à son fils de venir chez elle et de lui manger une pomme en pleine face. La conclusion de l'expérience ? La pomme était trop mûre pour faire du bruit. Pis son fils lui a dit : « Ben non maman ! Avant t'aurais capoté juste de m'entendre ou de me voir la manger. »
Et c'est ça, le plus drôle : quand le problème est disparu, ça peut sembler tellement normal que la personne a peine à se souvenir comment c'était avant.
Donc le problème, c'est pas le bruit. C'est ce que le bruit réveille.
Pendant des années, on essaie de rationaliser. « Voyons, c'est juste un bruit. » On évite — on saute les scènes de films, on s'assoit loin à table. Et pendant ce temps-là, le problème s'amplifie. Tout ce qu'on règle pas s'amplifie.
En séance, on cible pas le bruit. On cible la réaction : l'ouragan dans les bras. Et quand c'est une personne en particulier, on travaille la relation — on évacue les émotions négatives qui s'étaient collées sur elle.
Et en creusant, on a trouvé une peur cachée derrière : elle avait peur que, si elle se libérait de son ouragan, cet ouragan-là aille frapper quelqu'un d'autre. Comme si sa peur était une chose qu'on pouvait passer à son voisin. Je lui ai demandé : « tu penses que mes clients me donnent leur peur, quand ils l'ont plus ? Mon client d'après repart pas avec la peur de celui d'avant. »
Ma cliente, après quelques séances, était étonnée : elle entendait les MÊMES bruits de son père… en étant complètement indifférente. Les mêmes bruits. Une autre personne.
Parce que quand la vision du problème change, le problème change. Pour de bon.
Comment Décliq aide, concrètement
Ciblage. On vise pas le bruit. On vise ce que le bruit déclenche — l'ouragan dans le corps — et, selon le cas, la relation à la personne derrière le bruit ou l'aliment qui déclenche.
Changement rapide. En séance, on laisse l'ouragan toucher terre : il perd sa vigueur, comme tous les ouragans. Et on évacue les émotions négatives collées sur la personne — ou sur l'aliment. La vision change.
Test. Le repère : réimaginer la scène — les chips, à côté — et que ça fasse rire au lieu de crisper. Ou se faire manger une pomme en pleine face, indifférente.
Si certains bruits vous mettent hors de vous, voyez comment l'hypnose peut aider avec les phobies.
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