« Peut-on avoir une phobie pour n'importe quel objet ? »
Oui — la phobie n'a rien à voir avec le courage ni un danger réel. La phobie c'est une question de contrôle, pas de danger.
Vous avez peur ?
Pas avec un taxi, peut-être.
Avec autre chose.
Un truc que vous savez sans danger… et qui vous serre quand même.
Imaginez la situation :
Un homme pilote des gros porteurs.
Cinq cents passagers derrière lui. Des check-lists. Des manettes. Des décisions à prendre vite, et à prendre seul.
Calme.
Au sol, il monte dans un taxi.
La portière se referme. Il s'assoit derrière. Les mains vides.
Le chauffeur tourne sans prévenir. Freine sec. Change de file.
Et là, tout se dérègle.
Le cœur s'emballe. Les mains se serrent. Le souffle se coupe.
Lui, qui tient un avion sans broncher, supporte pas de pas être aux commandes.
Absurde ?
Seulement si vous croyez que la phobie, c'est du courage.
C'est pas du courage.
C'est du contrôle.
Moi, quand quelqu'un arrive avec une peur, la première chose que je remarque, c'est la lucidité.
Vous savez.
Vous savez que c'est pas dangereux. Vous savez que votre peur est démesurée. Vous savez que l'objet, lui, pèse pas lourd dans la balance.
Et ça change rien.
C'est la question que je pose quand ça ressemble à ça :
« Est-ce que ça se peut qu'au final, ça ait pas tant de lien avec ce qui vous fait peur, mais beaucoup plus avec le contrôle ? »
Si ça vous parle, vous connaissez la réponse avant même de la dire.
Vous supportez pas de pas être aux commandes.
Vous aimez savoir ce qui s'en vient. Prévoir. Garder le contrôle, même juste dans votre tête.
Dès qu'on vous l'enlève, votre inconscient s'affole.
Et votre inconscient, lui, comprend pas les arguments.
Il comprend les images. Les sensations.
Ne pas être aux commandes, pour lui, ça veut dire : danger.
Pas parce que c'est vrai. Parce que c'est associé.
On a pas un problème juste quand y arrive.
On l'a chaque fois qu'on y pense.
Alors on évite. On contourne. On repousse. On s'organise pour jamais y être confronté.
Et l'évitement, ça entretient le problème…
Si comprendre votre problème suffisait, il serait réglé depuis longtemps.
Vous savez déjà que c'est pas dangereux. Votre inconscient, lui, n'a pas encore eu le déclic.
Le déclic : reprendre les commandes, autrement
C'est exactement ça, Décliq.
D'abord, on cible une réaction précise.
Pas « la peur » en général. Ça, c'est trop grand, trop flou.
Le moment exact. Celui où ça se déclenche chez vous. Ce que vous voyez, ce que vous entendez, ce que votre corps fait tout seul.
Ensuite, avec votre imagination et vos sensations, on amène votre inconscient à voir la situation autrement.
Pas avec une explication de plus. Avec une image qui déplace le point de vue.
Ne plus vouloir tenir le volant à tout prix… et apprendre à faire confiance, même quand c'est pas vous qui conduisez.
Puis à la fin, on vous met au défi de retrouver votre réaction.
Essaie d'avoir peur comme tantôt.
C'est vous qui faites le test.
Un déclic, c'est toujours simple. C'est même à ça qu'on le reconnaît.
La situation se présente. Et vos mains restent tranquilles…
Tranquille.
C'est ça, le déclic.
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