Quand vous venez me voir pour de l'hypnose à changement rapide en clinique, une chose que je dis souvent à mes clients, c'est que chaque séance donne des résultats. Cependant, il faut le dire, le résultat pourrait ne pas être celui auquel vous vous attendez au départ.
Parce que si par exemple, on prend les rages de sucre, quelqu'un vient me voir parce qu'il a des rages de sucre, et puis ce problème-là, c'est le problème que la personne veut le plus régler. Mais la question qu'on doit se poser, c'est : pourquoi cette personne-là a ces rages de sucre ? Autrement dit, ce problème qu'elle veut régler, c'est pas le vrai problème. C'est le problème du problème.
Et en dessous, il y a une raison qu'on appelle un bénéfice secondaire. Donc dans cet exemple-là, ça pourrait être que manger du sucre en soirée, ça calme la personne. Donc elle a une grande motivation inconsciente à continuer de le faire. Et si on faisait juste dire à la personne : « Là, tu arrêtes de manger du sucre », ben ça risque de pas tenir. Tandis que quand on va travailler le bénéfice secondaire, la raison fondamentale pour laquelle le problème existe, à ce moment-là, ça peut s'en aller vraiment très rapidement, mais pas nécessairement instantanément.
Alors voyez, c'est ça qu'on doit comprendre quand on fait un processus : c'est le processus qui fonctionne, et c'est pas binaire. C'est pas soit ça marche, soit ça marche pas. En fait, ça marche toujours, et comme je disais dans une autre capsule, tout le bout qui est réglé est réglé.
Un cas de figure qui m'est arrivé (et j'ai juste un souvenir en tête, c'est pas le genre de chose qui arrive souvent) : c'est quand deux parties de la personne se battent ensemble et ne veulent pas céder. Je me rappelle d'une cliente qui d'un côté avait un besoin d'amour immense, elle voulait être en couple, elle souffrait de pas avoir d'amour. Et d'un autre côté de sa personnalité, elle avait une immense peur du rejet, elle avait la peur de se faire domper, passez-moi l'expression.
Alors pendant toute la séance, on a oscillé entre ces deux parties-là. Quand j'allais l'aider à travailler sur la partie qui avait besoin d'amour, l'autre partie intervenait en disant : « Oh non non non non non ! Je veux pas être en couple, je veux rien savoir d'être en couple ! » J'dis : « OK, ben parfait, alors imagine que tu es toute seule chez toi. » Elle dit : « Ouais, mais j'ai besoin d'amour ! » Et on a oscillé comme ça pendant toute la séance, qui a été très éprouvante pour elle, et je dois le dire aussi, un peu pour moi. Et là, elle est repartie en n'ayant rien réglé, parce que chacune de ces parties voulait pas céder un poil. Donc ça prend quand même, je dirais, l'envie de dire : « Je vais permettre à ces deux parties-là internes de se réconcilier. »
Une autre chose que je pourrais ajouter là-dedans quand on parle de « chaque séance donne des résultats », c'est par exemple au niveau des dépendances. Il y a des cas comme des dépendances à quoi que ce soit, que ce soit comportemental ou à des substances chimiques, où il y a des raisons profondes au fait de faire ça. Et la plus grande erreur serait de penser que ça marche ou ça marche pas. Encore une fois, ça marche toujours, mais les rechutes pourraient faire partie du processus.
Donc si par exemple quelqu'un arrête une dépendance et que pendant les six mois suivants il y a quatre chutes, et qu'à chaque fois la personne se dit : « OK, là je viens d'apprendre quelque chose, je viens de comprendre que ça, faut pas que je le fasse », et que la personne sincèrement se dit : « Oui, ça je mets des garde-fous pour être sûr que ça arrive plus. » La personne est en train de cheminer, la personne est en train de se débarrasser de sa dépendance, même s'il peut y avoir des rechutes à court terme. Donc il faut comprendre que la plus grande erreur serait d'arrêter en disant : « Ça marche ou ça marche pas. » Il faut toujours continuer jusqu'à ce que l'arrêt définitif soit la seule conséquence possible.
Et puis en terminant, un autre cas de figure qui m'est arrivé : une mère de famille qui m'avait appelé pour sa fille en disant : « Ma fille dort la nuit la lumière ouverte dans sa chambre, et puis j'aimerais que ma fille dorme la lumière fermée. » Et puis j'ai eu beau tout faire avec cette jeune fille-là, il s'est rien passé ! Parce que pour la fille, en tant que telle, de dormir la lumière ouverte, c'était sa solution ! Et elle a toujours refusé strictement de se passer de cette solution, parce qu'elle, dans sa tête, elle avait pas de problème. C'est d'ailleurs sa mère que ça dérangeait beaucoup plus que la fille.
Donc quand on a l'attitude de dire : « Je veux vraiment régler ce problème-là. C'est quelque chose qui me dérange et que je veux plus endurer, et je fais tout ce qu'il faut pour que ça fonctionne, et je vais aller jusqu'au bout sans arrêt, et je vais m'occuper de tous les sous-aspects qu'on pourrait trouver entre-temps. » Ben dit comme ça, il y a aucune chance que ça fonctionne pas ! Et vous pourriez être impressionné à quel point ça pourrait même aller beaucoup plus vite, rapidement et efficacement que vous pensiez au départ.
Si mes capsules vous font sentir que l'hypnose est pour vous, on peut en discuter lors d’un appel exploratoire gratuit.












