Et s'il n'y avait pas de plan B ?
Non — et c'est une bonne nouvelle. Un plan B, c'est une permission de reculer. Le levier, c'est de changer la question : au lieu de vous demander ce qui arrivera si le plan A échoue, demandez-vous comment vous allez faire pour qu'il fonctionne. Et l'objectif, c'est comment vous voulez vous sentir — pas la forme que ça doit prendre.
L'alphabet, c'est une invention fantastique.
Grâce à lui, on communique toute la gamme des émotions. Et ça donne des options. 26 lettres, 26 plans.
C'est bien beau en théorie. Mais pourquoi avoir 26 plans au lieu d'un seul ?
Pendant mes études en communication à l'Université de Montréal, je me destinais à la radio. C'était ce que je voulais le plus au monde.
J'ai toujours dit à la blague que j'aurais « vendu ma mère pour faire de la radio »… pardon maman, je le redirai plus.
Mais un jour, pour me rassurer, je me suis dit : si ça marche pas avec la radio, je pourrais toujours devenir journaliste à la télé. C'est devenu mon plan B.
Finalement, j'ai jamais eu à m'en servir. J'ai eu une belle carrière au micro pendant plus de 20 ans. Heureusement. Parce que c'était nul comme idée, mon plan B. J'ai jamais voulu être journaliste, de toute façon.
Je m'étais juste pas posé la bonne question. Au lieu de me demander ce qui arriverait si le plan A fonctionnait pas, j'aurais dû me demander : « Comment je vais faire pour que mon plan A fonctionne ? »
Aujourd'hui, je suis hypnothérapeute. Et je remarque une chose : quand on veut vraiment changer quelque chose, on se donne plus de chances d'y arriver en se demandant comment — pas en se gardant une sortie.
Mon client me dit : « Il faut essayer pour réussir. »
Je l'arrête : « Qu'est-ce que tu dirais qu'on fasse encore mieux que ça ? Le faire. »
« Imagine que tu es dans l'avion et que le pilote prend le micro : "Mesdames et messieurs, nous allons ESSAYER d'atterrir à Montréal." Tu fais quoi ? »
« On va pas essayer, on va le faire. Y a pas de plan B. »
« Essayer pour voir », c'est trop facile. Et la plupart du temps, inefficace. Parce qu'essayer, ça garde la porte ouverte. Ça dit à votre inconscient : si ça marche pas, on tentera autre chose.
Avoir juste un plan, ça veut dire une seule issue possible : atteindre l'objectif.
J'entends d'ici les objecteurs de conscience : « OK, mais si je veux revenir en couple avec mon ex et que c'est pas possible ? J'ai pu de plan A… »
C'est partiellement vrai. Et beaucoup faux.
La vraie question, c'est : comment vous vous sentiriez en revenant avec cette personne ? Heureux ? Apaisé ? Aimé ?
Supposons que vous souhaitez être apaisé. Ben le voilà, votre objectif. Pas la personne. La sensation.
Pour parvenir à ce nouvel état, y a pas 36 solutions. Y en a des milliards. Une infinité. Votre conscient est trop limité pour toutes les percevoir.
Et tout ça fait toujours partie de votre plan A.
C'est bien beau de vouloir être apaisé, mais on fait comment ? On est d'accord : si vous aviez pu le régler tout seul avec votre capacité de raisonnement, vous l'auriez déjà fait.
Le problème est ailleurs. C'est votre enfant intérieur de 5 ans qui a créé cette situation qui vous pollue la vie. C'est à lui qu'il faut parler.
Je sais pas pour vous, mais moi, j'aime toujours mieux parler avec le vrai boss…
L'hypnose sert à ça : influencer votre inconscient. Je peux vous aider à utiliser les images qui vous viennent en tête pour laisser partir ce qui vous empêchait de vous sentir bien.
Dans cet état de relaxation, vous permettez à votre inconscient de lâcher prise. Et lui, il demande pas mieux — il veut votre bien.
Vous pourriez même être surpris de réaliser à quel point c'est étrange de vivre une situation qui se reproduit… et que ça vous laisse totalement indifférent !
En résumé : trouvez le bon objectif en déterminant comment vous vous sentiriez si c'était atteint. Vous obtenez une sensation qui peut être comblée d'une infinité de façons. Ensuite, avec l'hypnose, travaillez ce qui vous empêchait de vous sentir ainsi.
C'est toujours votre plan A. Mais cette fois, avoir ce que vous souhaitiez au départ devient un bonus — pas une nécessité.
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Les histoires racontées sur ce blogue s'inspirent de situations réelles. Elles sont combinées et anonymisées pour protéger la confidentialité des personnes accompagnées.
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