« Qu'est-ce que ça prend pour que l'hypnose marche ? »
Pour que l'hypnose fonctionne, ça prend trois choses : un client motivé, de l'imagination pour extérioriser, et un accès aux émotions. C'est ce qu'une étudiante en journalisme a retenu de son entrevue — avec le toboggan d'Élyssia et un mot sur l'hypnose de scène.
L'hypnose soulève une foule de questionnements. Comment ça fonctionne ? Et surtout, qu'est-ce que ça prend pour que l'hypnose fonctionne ? C'est ce que j'ai expliqué à Molly Béland, étudiante en journalisme. Voici son article :
--
« Je suis assise dans sa salle sur un divan. Elle me met une doudou, des oreillers. Elle me parle doucement. Je suis très relaxe. J'entre dans ma phase profonde. » Élyssia suit une hypnothérapie depuis 4 ans. Elle a commencé comme cobaye de sa psychologue, puis fait désormais des rencontres régulières.
L'hypnose est une façon d'accompagner une personne dans sa démarche en utilisant l'hypnose. L'hypnothérapeute Marc Bédard explique que le cerveau a deux parties : la conscience et l'inconscience. La personne est mise en contact avec son inconscient pour explorer ce qui le préoccupe. Il est amené à retirer symboliquement les sentiments néfastes hors de son corps pendant la période de transe. « On imagine que c'est quelqu'un qui est vraiment coma, mais ce n'est pas le cas », clarifie M. Bédard. L'hypnose est un état voisin du sommeil. La personne est encore consciente de ce qu'elle vit.
Pour que ça fonctionne, l'hypnose requiert trois choses. Il faut tout d'abord que les clients veuillent travailler sur eux-mêmes. Ils doivent être motivés à explorer leur inconscient, puisque c'est le principal intervenant. Puis, le professionnel doit se servir de l'imagination. Les clients entendent des métaphores pour extérioriser les sentiments négatifs. Dans le cas d'Élyssia, il s'agit d'un toboggan. « Quand tu seras rendu au bout du toboggan, fais-moi signe », se fait-elle dire par son hypnothérapeute. Finalement, le client doit être dirigé vers ses émotions pour mettre le doigt sur le problème et « passer la balayeuse », comme dirait Marc Bédard.
L'hypnose conversationnelle fait partie des nombreuses techniques utilisées en hypnose. « Tu pourrais adhérer à une de mes suggestions si je te faisais dire une série de “ oui ” », affirme M. Bédard. La personne répond à une suite de questions dont la réponse est toujours « oui », puis se fait suggérer, en dernier, une solution à son problème à laquelle il répond positivement par réflexe. Le professionnel amène le subconscient de la personne à accepter lui-même la solution. Plusieurs séances sont parfois nécessaires. Nécessaires pour arriver au but, mais aussi pour s'assurer du bon déroulement.
Certaines personnes sont également moins réceptives à ce genre de pratique, mais, attention ! Il faut pas mélanger l'hypnose avec Messmer, communément appelé hypnose de scène. En fait, c'est juste 15 % de la population qui est réceptive aux techniques de spectacle. C'est le cas de Salomé qui a servi de distraction durant son bal de secondaire cinq. « Quand je me suis réveillée, le gars m'a dit “ Vite ! Va t'asseoir ! Le show va commencer ! " Moi, je pensais que c'était vrai alors que ça faisait une heure et demie que je faisais la poule en avant en chantant du Céline », ricane-t-elle.
Ce qu'il faut retenir, c'est que l'hypnose peut convenir à un grand nombre de personnes, si on respecte les trois conditions mentionnées plus haut, insiste Marc Bédard.
Ce qui désole les hypnothérapeutes, ce sont les images que le public retient de l'hypnose de scène. Le métier manque de reconnaissance de la part du public, soulève l'hypnothérapeute Joffrey Dachelet sur son site web.
Cependant, certaines personnes tiennent pas compte des préjugés et profitent de la puissance de leur inconscient pour améliorer leur vie. « Moi, je m'écoute. Il y en a pour qui ça ne fonctionne pas, mais moi, ça peut vraiment m'apporter quelque chose de bien alors je le fais. Je le fais pour moi », confie Élyssia.
Comment Décliq aide, concrètement
Le ciblage, d'abord : les trois conditions nommées dans le texte — un client qui veut travailler sur lui-même, l'imagination, et l'accès aux émotions.
Le changement, ensuite : ce qui se fait dans le texte — les métaphores pour extérioriser, comme le toboggan d'Élyssia, les suggestions qui deviennent automatiques.
Le test, enfin : le repère donné dans le texte, pas un suivi — « ça peut vraiment m'apporter quelque chose de bien ».
Pour bien choisir votre hypnothérapeute, voyez comment trouver le bon hypnothérapeute.
Si vous voulez en discuter, vous pouvez planifier un appel et on en parle.
Les histoires racontées sur ce blogue s'inspirent de situations réelles. Elles sont combinées et anonymisées pour protéger la confidentialité des personnes accompagnées. Les entrevues attribuées nommément sont publiées avec le consentement des personnes citées.
Si mes articles vous font sentir que l'hypnose est la solution pour vous, on peut en discuter lors d’un appel exploratoire gratuit.












